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FAQ

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La Bolivie compte plus de 11 millions d'habitants (recensement 2024). La population est désormais majoritairement urbaine (environ 7 personnes sur 10 vivent en ville), avec de grands pôles comme Santa Cruz de la Sierra, La Paz - El Alto et Cochabamba.

La structure démographique reste relativement jeune (âge médian autour de 26 ans), tout en amorçant un vieillissement progressif qui s'observe d’abord dans les métropoles.

Les indicateurs de santé montrent des progrès de long terme mais à un niveau encore inférieur à la moyenne régionale : l’espérance de vie tourne autour de 69 ans (2023). Les contrastes territoriaux (altitude, accès aux services, rural/urbain) demeurent importants, avec des besoins soutenus en infrastructures d’eau, de transport et de soins primaires pour accompagner l’urbanisation et la croissance des villes.

Sur le plan économique, le PIB par habitant s’établit autour de 4 000 US$ en 2024, ce qui situe le pays dans le bas-milieu de l’échelle régionale. Le taux de pauvreté national est estimé à environ 36,5 % en 2023 ; la dynamique reste sensible à la conjoncture, à la performance des filières (agro-alimentaire, hydrocarbures, mines) et au poids de l’économie informelle dans les grandes agglomérations.

La route reste dominante pour relier régions et frontières, avec des tracés parfois sinueux en montagne. Le rail existe sur certains axes, surtout vers les pays voisins. Les liaisons aériennes rapprochent l’Altiplano des plaines de l’est. En saison des pluies, certains trajets sont plus lents : on anticipe, on surveille l’état des routes et on privilégie des fenêtres de déplacement stables.

  • Route : axe principal, entretien essentiel, prudence en altitude.
  • Rail : rôle surtout régional et transfrontalier.
  • Avion : utile pour franchir rapidement de grandes distances et différences d’altitude.

Le pays se lit en « étages ». À l’ouest, l’Altiplano est un haut plateau andin froid et sec, où les amplitudes thermiques sont fortes. Au centre, des vallées plus tempérées alternent cultures et villes. Sur les contreforts, les Yungas offrent des versants humides et nuageux, riches en microclimats. À l'est, s'étendent les plaines amazoniennes, parcourues de rivières et de forêts, puis plus au sud-est, le Chaco, plus sec.

  • Altiplano : cultures andines (quinoa, pomme de terre), élevage de lamas et d’alpagas.
  • Vallées : maraîchage, arboriculture, villes carrefours comme Cochabamba et Sucre.
  • Yungas : café de montagne, fruits, routes escarpées et microclimats.
  • Amazonie & Chaco : forêts, pêche, élevage, avec des risques d’inondation ou de sécheresse selon les zones.

La Bolivie est au cœur de l’Amérique du Sud, entre le Brésil, le Paraguay, l’Argentine, le Chili et le Pérou. L’enclavement, l’absence de littoral, signifie que la majeure partie du commerce extérieur transite par des pays voisins, via des accords d’accès, des zones franches et des corridors routiers et ferroviaires. Cet enclavement influence les coûts et les délais, et renforce l’importance des villes frontalières ainsi que des plateformes logistiques à l’intérieur du pays.

Dans la pratique, cette réalité se combine à la géographie contrastée de la Bolivie : hauts plateaux, chaînes de haute montagne, volcans, vallées et forêts amazoniennes, ainsi qu’à des régimes climatiques variés, ce qui complique les transports et les déplacements.

Les lamas et les alpagas sont centraux dans l’économie pastorale de l’Altiplano : ils fournissent fibres (textiles, artisanat), fumure organique pour les champs, et, de manière plus localisée, viande. Leur adaptation au froid, aux pentes et à la rareté de l’oxygène en fait des animaux clés là où les pâturages sont courts et les amplitudes thermiques élevées. La vigogne (espèce sauvage protégée) produit une fibre très fine ; des schémas de tonte communautaire encadrée existent, avec des exigences de traçabilité et de conservation.

  • Chaînes de valeur : tri de la fibre, amélioration de la qualité, coopératives de tisserands, labels éthiques/territoriaux.
  • Gestion des pâturages : rotations, points d’eau, suivi sanitaire de base ; prévention du surpâturage en période sèche.
  • Complémentarités : intégration avec cultures andines (quinoa, tubercules), valorisation locale (tissage, confection) et marchés régionaux.

La Paz (capitale administrative) s'étend dans une vallée autour de 3 600 m, avec un tissu urbain accroché aux pentes et un réseau de téléphériques qui facilite les liaisons.

El Alto, commune attenante située sur le rebord de l’Altiplano à près de 4 000 m est souvent décrite comme la banlieue populaire de La Paz : une grande ville jeune et commerçante, dynamique, mais confrontée à des défis persistants d’urbanisation rapide, d’informalité, d’accès inégal aux services et de conditions climatiques rudes.

Santa Cruz de la Sierra, en plaine, est aujourd’hui le principal pôle économique, tourné vers l’agro-industrie, le commerce et les services.

Cochabamba joue un rôle de carrefour des vallées, tandis que Sucre (capitale constitutionnelle) et Potosí rappellent l’héritage colonial et minier.

Le castillan (espagnol) est la langue commune dans l’ensemble du pays, mais la Bolivie reconnaît aussi plusieurs langues autochtones, dont l’aymara et le quechua dans les Andes et les vallées, ainsi que le guaraní et d’autres langues des basses terres orientales. Cette pluralité se traduit par des sociabilités et des économies locales fortement ancrées dans les ferias (marchés hebdomadaires), des calendriers festifs régionaux et des productions artisanales différenciées selon les « étages écologiques » (Altiplano, vallées, Yungas, Amazonie, Chaco).

Les textiles (aguayos, tissages en laine d’alpaga ou de lama), la musique andine (charango, quena, zampoña) et des danses comme la morenada, la diablada, le tinku ou les caporales sont emblématiques, en particulier dans les villes de l’Altiplano. Côté alimentation, la diversité écologique se retrouve dans les régimes : quinoa et tubercules andins (dont le chuño), maïs et légumineuses des vallées, café des Yungas, cacao et fruits tropicaux des basses terres. Les mobilités internes (ville–campagne, vallée–plateau) et l’école bilingue renforcent la circulation des langues et des pratiques.

Le climat varie fortement avec l’altitude : plus on monte, plus l’air est sec et les nuits froides. Les vallées sont plus clémentes, les Yungas humides, et les plaines de l’est connaissent une saison des pluies marquée. Les calendriers agricoles, la mobilité et même certaines activités du quotidien s’adaptent à ces contrastes.

  • Altiplano : air sec, forte amplitude jour/nuit.
  • Vallées : climat tempéré, cultures diversifiées.
  • Est : pluies saisonnières, épisodes chauds.

Entre l’Altiplano (La Paz ~3 600 m ; El Alto ~4 000 m) et les vallées, la baisse de pression atmosphérique réduit la pression partielle d’oxygène (pO₂). Les populations locales sont acclimatées sur le plan physiologique, mais l’environnement « air raréfié + fort ensoleillement » impose des adaptations durables dans les transports, l’énergie, la santé publique et l’urbanisme.

La latitude tropicale (environ 9° S à 22° S ; La Paz ~16,5° S) place le soleil très haut au zénith autour du solstice d’été austral, ce qui renforce l’irradiation en altitude.

Repères chiffrés :

  • Pression atmosphérique ≈ ~70 kPa à 3 000 m et ~62 kPa à 4 000 m (soit une pO₂ d’environ −30 % à −40 % vs niveau de la mer).
  • Point d’ébullition de l’eau ≈ ~90 °C à 3 000 m et ~86 °C à 4 000 m (impact direct sur l’ébullition et la stérilisation).
  • Rayonnement UV : augmentation typique d’environ 10–12 % par tranche de 1 000 m d’altitude ; soleil proche du zénith à ~16–17° S en décembre–janvier.

Eau & agroalimentaire

à cause du point d’ébullition abaissé, les protocoles de stérilisation et de transformation (conserves, lait/pasteurisation, équipements de cuisine collective) doivent être recalibrés (temps/pression), ou réalisés en autoclave/pression contrôlée ; suivi accru de l’hygiène et de la qualité.

Santé publique

planification de l’oxygénothérapie et des équipements sensibles à la pO₂ (maternités, urgences, blocs), organisation des transports sanitaires et des filières de médicaments en contexte d’altitude.

Urbanisme & équipements

Forte amplitude thermique jour/nuit, UV élevés et ensoleillement quasi zénithal impliquent ombrage, matériaux résistants aux UV, protections des façades et optimisation bioclimatique ; en énergie, le photovoltaïque bénéficie d’une irradiation accrue mais demande un choix de matériaux adaptés.

Ces contraintes physiques, combinées au relief, expliquent des solutions d’ingénierie, de santé et d’organisation spécifiques sur l’Altiplano, notamment dans l’aire La Paz–El Alto.

L’agriculture familiale produit quinoa, pommes de terre, maïs, café et fruits, avec des petites transformations (fromages, farines, fruits séchés). Les ressources minières et gazières existent, tout comme un tourisme fondé sur les paysages (Titicaca, Salar d'Uyuni, cordillère Royale). Les marchés hebdomadaires et foires régionales structurent les échanges.

Sur le long terme, de nombreux territoires valorisent des pratiques plus durables (sols, eau, diversité des cultures), proches de l’agroécologie et des systèmes alimentaires durables, afin de sécuriser les revenus et l’accès à une alimentation saine.

Le lac Titicaca, partagé avec le Pérou, les salars d’Uyuni et de Coipasa, la cordillère Royale, les routes spectaculaires des Yungas et les parcs amazoniens (Madidi, Noel Kempff Mercado) figurent parmi les paysages majeurs de Bolivie. Ils illustrent la diversité des écosystèmes, des usages de l’eau et des pratiques de montagne et de plaine.

Ces sites portent aussi un fort héritage historique : le centre cérémoniel de Tiwanaku autour du Titicaca ; l’intégration d’une partie de l’Altiplano au Collasuyu (province méridionale de l’Empire inca) et son réseau routier andin Qhapaq Ñan ; puis la période coloniale marquée par Potosí (Cerro Rico) et l’exploitation argentifère, qui ont durablement structuré la carte de la Bolivie.

Les enjeux varient selon les milieux : érosion et dégradation des sols en haute altitude, gestion de l’eau (stockage, irrigation, protection des captages) dans les vallées, inondations saisonnières et incendies dans certaines plaines, pression localisée sur les forêts en Amazonie et dans le Chaco. Le recul des glaciers andins questionne des usages en aval, notamment pour l’eau et certains calendriers agricoles.

Les réponses mobilisent des combinaisons éprouvées : pratiques agroécologiques (couverts, terrasses/cordons pierreux, matière organique), aménagements de versant (stabilisation, reboisement ciblé), ouvrages de petite hydraulique (retenues, canaux, entretien), gestion adaptative des feux et suivi des changements d’usage des terres.