Louvain Coopération est une spin-off de l’UCLouvain, mais dans sa mission sociale !

Maité

Louvain Coopération est une spin-off de l’UCLouvain, mais dans sa mission sociale !

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Maïté Kervyn est une doctorante au sein de la Chaire d’Economie Sociale et Solidaire au Sud-CESSS de l’UCLouvain. Ses recherches portent sur les logiques socio-économiques utilisées par les micro-entrepreneurs dans l’opération de leur activité génératrice de revenus en zone rurale. Elle a travaillé spécifiquement en collaboration avec les partenaires (GEL Sud-Bénin et GROPERE) de Louvain Coopération dans la région du Mono au Bénin.

Pour ses recherches, elle s’est rendue à 4 reprises sur le terrain, où elle a travaillé auprès de nos équipes. Aujourd’hui, elle présente enfin les résultats de ses recherches, à l’occasion de la défense publique de sa thèse.

LC : De quelles façons avez-vous été soutenue par Louvain Coopération dans la réalisation de votre thèse ?

MK : De plusieurs manières ! Tout d’abord, l’équipe de l’ONG et ses partenaires locaux m’ont aidée à définir ma question de recherche. Je devais trouver un projet de thèse, ce qui est un exercice très large, avec peu de balises. Dans le cadre de la CESSS, on a d’abord décidé que j’irais au Bénin. Ensuite, sur place, c’est vraiment au contact des partenaires et en dialogue avec Vincent Henin (Expert sécurité alimentaire et économique pour Louvain Coopération) que la question de l’entrepreneuriat s’est imposée. J’ai également bénéficié des nombreux contacts de l’ONG. Et puis, au niveau logistique, quand je suis allée pour la première fois au Bénin, j’ai été accueillie dans un cadre, ce qui m’a permis de gagner beaucoup de temps. La relation de confiance qui s’est établie avec l’équipe m’a aussi permis de bien préparer mes terrains avec eux pour rendre mes périodes sur place les plus efficaces possibles.

LC : Il y a eu aussi des réunions en Belgique…

MK : Oui, chaque année, les directeurs des différents pays d’action de Louvain Coopération venaient en Belgique et on organisait alors une réunion avec eux. C’était super intéressant pour moi car le fait de partager avec des acteurs du terrain me permettait d’avoir leur point de vue et de retrouver toute la pertinence de ma recherche, lorsque j’étais parfois perdue dans les lectures et mes considérations théoriques.

LC : Inversement, que pensez-vous avoir apporté à Louvain Coopération et ses partenaires ?

MK : C’est une question plus difficile je trouve, j’ai l’impression d’avoir plus bénéficié d’eux que l’inverse. J’ai par exemple organisé un atelier de restitution aux termes de mes différents terrains pour dialoguer avec eux sur ce que j’avais observé et avoir leur feed-back. Je crois qu'on aurait pu essayer de pousser le partenariat plus loin, mais ça été très difficile de trouver une manière de rendre ma recherche directement pertinente pour eux, tout en restant dans les critères scientifiques imposés à ce genre de travail.

LC : De manière plus générale, que peut apporter une ONG de développement à une université ?

MK : La troisième mission de l’université est le service à la société et, dans ce cadre-là, la collaboration avec Louvain Coopération a tout son sens. À partir du moment où il existe un centre de recherche en études du développement et que pas mal de chercheurs, dans différentes disciplines, travaillent sur des questions de développement, c’est intéressant d’avoir véritablement une action qui est menée en parallèle. Pour moi c’est une dimension de l’université qui est parfois oubliée au profit des deux autres. Ils poussent à créer des spins-offs de l’UCLouvain dans la recherche pour développer des entreprises... Et Louvain Coopération, c’est un peu ça : une spin-off de l’UCLouvain, mais qui se situe plus dans le cadre de sa mission de service à la société.

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