Des populations menacées par le réchauffement climatique

Aujourd’hui, nous célébrons la journée mondiale du climat. L’occasion de tirer un bref bilan de la lutte contre le réchauffement climatique et de réfléchir à l’impact de ce changement sur les populations du Sud, qui seront, bien que ce phénomène soit global, les premières affectées.

Cette année, la lutte contre le réchauffement climatique a pris une tournure particulière. Nous avons récemment pu célébrer le fait que la Syrie, seul pays encore non-signataire, décide de rejoindre le camp des pays membres des accords de Paris alors qu’en juin de cette même année, le président des Etats-Unis, Donald Trump, annonçait que son pays s’en retirerait. C’est donc une victoire amère puisque les Etats-Unis sont le deuxième pays après la Chine en matière d’émissions de CO2. Face à un monde de plus en plus conscient des dangers liés au réchauffement climatique, les Américains s’isolent donc.

Ces conséquences transparaissent déjà dans plusieurs pays du Sud et représentent un réel problème économique ou même de subsistance pour bon nombre de personnes. L’IPCC, organe scientifique qui fournit l’information nécessaire à la COP sur le changement climatique, explique dans son rapport que la sécurité alimentaire en Afrique, déjà précaire, ne peut que se détériorer dans le futur. Par exemple, l’agriculture est grandement dépendante des pluies et leur fréquence et quantité s’altèrent de plus en plus.

Le réchauffement représente également une menace pour l’élevage. Dans le futur, il deviendra plus difficile de nourrir le bétail et celui-ci sera victime d’un nombre grandissant de maladies qui bénéficieront d’une température plus élevée. Entre autres, les pays où Louvain Coopération effectue des actions seront touchés. Au Burundi, le scolyte du caféier, un coléoptère, bénéficierait grandement d’une augmentation de température et pourrait devenir un danger pour la production de café. En RDC, c’est la pêche qui risque d’être affectée. Et ces cas ne sont malheureusement que quelques exemples parmi tant d’autres.

L’IPCC a établi une série de scénarios probables et, à moins de redoubler d’efforts pour éviter l’ accomplissement des ceux-ci, ces dangers sont certains de se matérialiser dans un futur proche. Pour des pays reposant essentiellement sur une économie du secteur primaire, le réchauffement climatique représente une nouvelle barrière au développement.

Tout le monde peut y gagner

L’Afrique n’est pas la seule région qui sera victime du changement climatique. Tous les continents en seront affectés. Il s’agit d’ailleurs de l’un des rares cas où l’entièreté de la communauté scientifique s’accorde à dire que coopérer pour préserver l’environnement est un jeu à somme non-nulle. Tout le monde y gagne (ou tout le monde y perd dans le cas où il n’y a pas de coopération). Cependant, il est certain que les premiers à en souffrir seront les populations plus pauvres ou celles qui sont exposées aux changements les plus brusques. Au Moyen-Orient, un problème de désertification est de plus en plus visible et cela a un impact immédiat, tandis que la montée des eaux qui menace les côtes européennes semble un problème plus distant.

Il y aura le 12 décembre, à Paris, un sommet pour la lutte contre le réchauffement climatique. Ce sera l’occasion de faire le point sur la ligne de route établie à la COP23 qui a eu lieu novembre. On espère que ce sommet portera ses fruits et mènera à des décisions concrètes en matière d’investissements durables.

Raphaël Josis – Assistant communication à Louvain Coopération

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Alexandra Jacoby
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