Joachim : « une belle aventure humaine »

Joachim Latour, 22 ans, est étudiant en 2ème Master de gestion à l’UCL. Dans le cadre de ses études, il vient d’effectuer un stage à l’UCMECS (Union des Caisses Mutuelles d’Epargne et Crédits des Savanes) au Togo grâce à Louvain Coopération. Aujourd’hui, il nous partage son expérience togolaise de 3 mois.

Comment ton intégration sur place s’est-elle passée ?

J’étais habitué à vivre en kot, en communauté, mais c’était toujours dans une ville que je connaissais. Donc c’était une première expérience où j’étais livré à moi-même dans une nouvelle ville et une nouvelle culture.

Mais j’étais dans une collocation avec un Belge et un Français qui connaissaient déjà des Togolais donc mon intégration s’est faite rapidement et facilement. On était dans une petite ville où les gens étaient vraiment très ouverts, très accueillants.

Ils nous mettaient tout de suite à l’aise. Ce qui était un peu différent c’était de vivre dans un milieu professionnel où je côtoyais des personnes plus âgées que moi, mais elles me considéraient comme un adulte et pas comme un étudiant qui fait la fête tout le temps.

Concrètement, que faisais-tu pendant le stage ?

Mon stage s’est déroulé en deux parties. Je travaillais essentiellement à l’UCMECS dans la caisse de Dapaong, la plus grosse caisse, celle où se retrouve tout le comité de direction. J’étais en observation les deux premières semaines pour découvrir comment fonctionnait la banque et les différents services qu’elle peut offrir. C’était très intéressant, ça m’a permis de bien connaitre l’entreprise et son fonctionnement qui est très différent de chez nous. À partir de ça, j’ai pu définir mes objectifs et proposer un plan d’action sur la manière dont je voulais les aborder pour le proposer au comité de direction. Finalement, j’ai travaillé, pendant les 10 autres semaines, à la réalisation de ces objectifs. C’était beaucoup du travail de bureau ce qui était un peu ennuyant à la longue, mais les premiers objectifs m’ont permis d’aller sur le terrain donc c’était intéressant.

Le but principal de ce stage étant d’aider UCMECS à améliorer le fonctionnement de la cellule marketing, j’ai pu aborder plusieurs sujets comme la mise en place d’une base de données clients et le développement de la communication autour des produits que les caisses fournissent.

J’étais avec une autre stagiaire et les équipes nous ont toujours intégré aux réunions, aux assemblées générales, ce qui m’a permis de bien comprendre l’organisation et je leur en suis très reconnaissant.

Qu’est-ce qui a été le plus difficile dans ce stage ?

Au niveau du stage, c’était les objectifs redondants qui nécessitaient un travail de bureau important et pour lesquels j’avais une baisse de motivation, mais au niveau du pays en général, je n’ai pas eu trop de soucis, c’était une belle expérience.

Qu’est-ce qui t’a marqué à ton arrivée au Togo ?

Le plus gros choc que j’ai eu en arrivant sur place c’était la pollution. Ils n’ont aucune notion de tris, ils jettent tout parterre, ils roulent avec des camions et des motos qui polluent énormément, on voit les nuages de fumée noire qui les suivent et ça m’a vraiment dégouté. Une chose qui m’a fort marqué aussi c’est la vision très patriarcale de la société avec la femme qui fait ce que les hommes lui ordonnent. Parfois, je n’étais pas à l’aise devant ce qu’il se passait.

Qu’est-ce qui a été le plus agréable dans cette expérience ?

Ce qui m’a le plus plu c’était de passer du temps avec les gens. Là-bas, tout se passe dehors parce que les maisons sont trop petites et il n’y a pas de connexion internet. J’aimais me retrouver avec des gens dans un bar pour discuter et rigoler autour d’une bière.

Y a-t-il une anecdote qui t’a marqué ?

On était dans un bar avec mon colocataire et des amis togolais, le bar servait une soupe de chèvre. On ne connaissait pas ce plat, on a donc voulu essayer. On nous a alors servi une assiette par personne avec, dedans, une tête de chèvre entière avec encore les os, la mâchoire, les oreilles, les yeux et le pire c’est qu’il y avait très peu de viande ! Mais on a tout mangé.

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Alexandra Jacoby
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