Sept semaines à l’hôpital de Belo

Dans quelques jours, Marine, étudiante infirmière, s’envolera pour Madagascar. Durant sept semaines, elle soignera les patients de l’hôpital de Belo, mis sur pied par Louvain Coopération. Entretien avec cette jeune soignante passionnée.

Marine, 24 ans, a la coopération internationale dans le sang. Lorsqu’elle a dû sélectionner un stage pour sa dernière année d’étude d’infirmière, son choix s’est naturellement porté vers un projet Sud et sur Louvain Coopération qui avait déjà joué un rôle dans ses décisions. « Après ma rhéto, j’avais entamé des études de coopération internationale à Namur. En troisième année, je suis partie avec Louvain Coopération en Bolivie. Là, j’ai travaillé avec des personnes diabétiques à l’hôpital. Durant ce séjour, j’ai réalisé que j’aurais apporté beaucoup plus au projet en ayant des connaissances médicales…  J’ai alors décidé de changer d’orientation et de commencer des études d’infirmières », raconte-t-elle.

Aujourd’hui, Marine arrive au terme de ses études et elle va encore une fois soutenir un projet de Louvain Coopération, à Madagascar cette fois. « L’idée générale de mon stage est de découvrir une autre manière de soigner, une autre culture, et surtout d’aider, d’apprendre et de partager des connaissances. Plus concrètement, je serai à Belo durant sept semaines. Je vais travailler principalement dans le dispensaire, mais aussi dans toute la partie gynéco-pédiatrie de l’hôpital. Je pense que tout cela se décidera aussi une fois que je serai sur place et en fonction des besoins. »

Et, des besoins, il n’en manque pas. Louvain Coopération construit ce centre de soins pas à pas. La maternité et la salle d’opération ont été inaugurées il y a un an et demi. Depuis, un millier de patients se rendent chaque mois à l’hôpital de Belo. Il devient aujourd’hui urgent d’agrandir cette structure et de trouver assez de personnel pour prendre en charge les malades. Si plusieurs médecins étrangers sont déjà venus prêter main forte à l’hôpital, Marine sera la première élève infirmière à y effectuer un stage.

« J’aimerais que d’autres me suivent »

En choisissant de vivre cette expérience médicale et humaine, Marine sait qu’elle risque d’être confrontée à des situations qu’elle n’a pas l’habitude de vivre. « Je sais qu’il y a des cas de polio, beaucoup de patients sidéens, ce qu’on n’a pas spécialement l’habitude de traiter en Belgique. Je suis aussi très intéressée par la prise en charge des patients diabétiques dans le cadre d’une autre culture. »

À la veille de son départ, Marine veut exprimer un souhait : « j’aimerais qu’il y ait d’autres personnes qui partent après moi, que d’autres infirmières ou médecins s’investissent dans ce projet. Si mon expérience peut donner envie à d’autres, ce sera gagné ! »

Voir notre campagne

About Author

Alexandra Jacoby
administrator

NO COMMENTS

Leave a Reply