Burundi

Bujumbura, Bujumbura rural, Gitega, N’Gozi, Kayanza, Kirundo et Moso
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burundi

Contexte

Avec ses 10 millions d’habitants, le Burundi fait partie des 10 pays les plus pauvres du monde. 67% de la population vit sous le seuil de pauvreté et a difficilement accès aux soins de santé. Les provinces de Kayanza, de Ngozi et de Kirundo, où interviennent Louvain Coopération, possèdent un taux de fécondité de 6 enfants par femme. 44% de la population totale a moins de 15 ans et une part importante de celle-ci a une espérance de vie limitée, ne dépassant pas les 50 ans.

Politiquement, la situation s’améliore grâce au soutien des Nations Unies qui assurent le dialogue entre le gouvernement, les partis politiques et la société civile.

Au niveau international, le Burundi est membre des ensembles économiques régionaux comme la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est et le Common Market of Eastern and Southern Africa (COMESA). Cette appartenance à des ensembles régionaux est de nature à stimuler l’entreprenariat.

INDICATEURS BURUNDI Belgique
Population (milliers) 10 395 931 11 203 992
Superficie (km²) 27 834 30 528
Densité (hab/km²) 373,50 367
Mortalité infantile (1000 hab.) 63,44 4,18
Espérance de vie (années) 53 81
Indice de développement humain (IDH) sur 100 38,9 88,1
Nombre de médecins (1000 hab.) 0,03 4,2
Alphabétisation (%) 66 99
PIB par habitant (PPA – $) 877 40 760

Sécurité alimentaire et économique

securite_red_rondL’économie du Burundi est essentiellement rurale, basée sur l’agriculture et l’élevage. L’inflation et un mauvais taux de change rendent la situation difficile pour la population. Seuls 66% des ménages arrivent à vivre de leur activité agricole.

Le Burundi a également connu 10 ans de guerre civile. Malgré une politique de réconciliation nationale, le climat reste incertain et les violences encore présentes au quotidien affectent les conditions de vie de la population. 58% des enfants de moins de 5 ans sont en situation de malnutrition.

Les projets de Louvain Coopération au Burundi visent à sortir les familles de la faim durablement. En fournissant des kits de démarrage agricole ou de commerce, l’ONG donne aux populations les moyens de développer des activités génératrices de revenus. A cela s’ajoute une palette de services économiques pour accompagner les petits entrepreneurs dans la réalisation de leurs projets.

Chiffres clés
  • 3.068 micro-entrepreneurs et 8.345 coopérativistes ont suivi des formations en gestion d’entreprise depuis 2011.
  • La représentation féminine a augmenté de 440% en 3 ans. Elles représentent 27% des micro-entrepreneurs et coopérativistes.
  • 50 entreprises ont été créées ou relancées et 18 coopératives structurées grâce à la Maison des Entrepreneurs.
  • Un fond de garantie permet aux entrepreneurs de bénéficier de crédits bancaires même après la fin du projet.
  • La quantité totale de semences est passée de 0 à 428,7 tonnes en 5 ans dans les magasins de stockage.
  • Le taux de malnutrition grave chez les enfants de 6 mois à 5 ans est passé de 2,68% à 1%.
  • 91% des ménages ont réalisé une forme d’épargne (31% en 2009). Le montant moyen des épargnes a quadruplé, passant de 119.330 BIF (59€) à 511.890 BIF (255€).
Partenaires Sud
  • UCODE-AMR

Accès aux soins de santé

securite_red_rondEn 2006, le Burundi a rendu gratuits les services de santé pour les accouchements et les enfants de moins de 5 ans. Le gouvernement a également instauré une Carte d’Assistance Médicale en attendant le développement des mutuelles dans tout le pays.

Début 2014, les autorités ont orienté l’utilisation de la carte vers les populations pauvres, laissant les mutuelles s’occuper du reste de la population. Le Burundi dispose actuellement de 735 centres de soins dont 42 hôpitaux fonctionnels sur l’ensemble de son territoire.

Malgré ces avancées, la situation sanitaire du pays demeure inquiétante, notamment à cause de la présence de certaines maladies. La malaria est la première cause de mortalité du pays et motif de 60% des consultations ainsi que plus de la moitié des décès chez les moins de 5 ans. Cependant, la situation s’améliore : les décès dus paludisme ont été divisés par 2 grâce à une meilleure prise en charge et une meilleure accessibilité aux soins de santé. Le taux de mortalité infantile a été divisé par trois grâce au nombre croissant d’enfants vaccinés (94% en 2013).

Chiffres clés
  • Extension du programme à la commune de Ngozi portant à 5 313 le nombre de bénéficiaire sous couverture mutuelle.
  • Augmentation du taux de fréquentation des structures sanitaires chez les ménages de 60 à 87%
  • Le pourcentage de ménages ayant un niveau satisfaisant d’hygiène est passé de 11% à 24,2%.
  • La MUSA a travaillé avec 65 formations sanitaires conventionnées dont 7 hôpitaux et 58 centres de santé.
Partenaires Sud
  • UCODE-AMR